Association Réo : grand succès du poulet Yassa à Plourin

Dimanche dernier, à l'invitation de l'association Solidarité Morlaix-Trégor et Réo, près de 160 personnes se sont retrouvées à la salle du Cheval Blanc-Plourin lès Morlaix, pour partager un succulent repas africain.

Un vrai succès !


Les musiciens et la danseuse du groupe Sabatou ("Sabatou" signifie en dialecte malinké "le hasard d'une joyeuse rencontre"
Les musiciens et la danseuse du groupe Sabatou ("Sabatou" signifie en dialecte malinké "le hasard d'une joyeuse rencontre"

Les bénéfices de cette journée sont destinés aux actions de l'association.

Jusqu’à présent, ont ainsi été financés : la construction du mur du Cren (2500 €), l’achat de lampes pour le dispensaire (400 €), l’envoi de matériel médical par containeur (300€/mètre cube), ainsi que des dons au centre féminin et un soutien au Collège Saint-Anthyme (parrainages, achat de matériel scolaire...).

Interview de Luc Barcelo

  • Pourquoi cette association puisqu'il existe déjà un jumelage municipal ?
Luc BARCELO
Luc BARCELO

Notre association vise un partage ecclésial et fraternel de nos préoccupations et de nos efforts apostoliques. C’est un témoignage de lumière et de la vie de grâce, que chacune de nos églises a reçu, et qui la pousse à sortir de ses frontières pour rencontrer le Christ dans ses frères lointains.

Cela implique une connaissance mutuelle des uns et des autres, une connaissance de nos paroisses, de nos communautés religieuses, de nos activités. Elle sera concrétisée par des rencontres de prêtres et de laïcs, des pèlerinages, des intentions de messes...

Il s’agit donc bien d’un projet d’Eglise, d’un projet paroissial et de doyenné, qui implique les prêtres, mais aussi les catéchistes, tous les mouvements d’Eglise et tous les laïcs.
Il faut donc bien comprendre que au-delà d’une aide matérielle comme dans le jumelage (et elle n’est pas à négliger), c’est une tout autre dimension d’échanges qu’il nous est demandé de vivre.
 
Un petit groupe de 10 personnes emmenées par notre curé, partira d'ailleurs le 6/01 pour signer la charte de Fraternité.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur la charte de fraternité ?

La charte de fraternité vise à souder l'alliance entre les paroisses de Réo et du Doyenné Morlaix Trégor. Sa première mouture, écrite par monseigneur Anthyme Balaya, deuxième évêque de Koudougou, est actuellement en train d'être révisée et validée par l'évêque actuel.

Le texte sera approuvé de notre côté lors de notre assemblée générale extrordinaire, le 25 novembre prochain. Nous profiterons d'ailleurs de cette AG pour approuver le règlement intérieur et les statuts de notre association,

  • N'y-a-t-il pas une incongruité de principe à vouloir aider "là-bas" alors qu'il y a suffisamment à oeuvrer "ici "?

La recette du poulet Yassa

La Poulet yassa est un célèbre plat sénégalais, devenu populaire dans toute l'Afrique occidentale. La marinade longue du poulet dans le jus de citron aide à attendrir la volaille.

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 poulet coupé en morceaux
- 5 gros 
oignons
- 3 gros citrons
- 3 piments
poivresel, huile

Préparation :

- Faire mariner une demi-heure dans le jus des citrons : le poulet coupé , les oignons coupés en rondelles fines, les piments entiers, 3 cuillerées d'huile, une pincée de poivre, sel.

- Puis faire dorer les morceaux de poulet (seuls) au four, et les remettre dans la marinade.
- Dans une cocotte,
faire revenir les oignons de la marinade, dans de l'huile, sans leur laisser prendre couleur. Ajouter le poulet et la marinade. Saler et pimenter suivant le goût.
-
 Couvrir la cocotte et laisser cuire à feu très doux pendant une heure environ. Ce sont les oignons qui, devennant fondants, constituent le jus du plat. 
- Servir chaud avec du riz cuit à l'eau.



La réponse est simple! Je vous invite à relire l’évangile de Luc (ch. 16, versets 19-20):

«Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin, et faisait chaque jour brillante chère. Et un pauvre nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.»

Alors ce Lazare, bien sûr qu’il est à notre porte, dans notre ville, dans nos rues, sous nos murs. Et que quelquefois nous ne le voyons pas, ou ne nous ne voulons pas le voir tellement la misère nous fait peur. Et bien sûr que ce Lazare il faut lui porter secours !
Mais ce Lazare, il existe aussi dans d’autres villes de notre pays, sur d’autres continents. Et je pense aux Lazare de Lampedusa ou d’Afrique.  Il y aurait peut-être un peu de lâcheté en pensant que c’est à d’autres de s’en occuper !
Et tous ces Lazare, bien sûr qu’il faut les nourrir, les vêtir, leur trouver un toit,. Mais avant tout, il faut  les visiter, s'arrêter pour les regarder, les écouter, leur parler, leur rendre leur dignité, prier pour eux et éventuellement avec eux.
C’est la mission universelle de l’Eglise à la suite du Christ : le Christ n’est pas venu que pour les pauvres et les pêcheurs de son pays !


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Contact

Association Fraternité Réo- Burkina Faso
Annick Toullec : 02 98 67 32 34


Photos : Louis Gouez

Texte : B. de Lignières