PETITE LECTURE D'ETE (2/3) : l'histoire du Dimanche

Pour continuer notre petite série de "lectures estivales" autour de la thématique du Dimanche, nous vous proposons, pour cette semaine, d'en apprendre un peu plus avec Serge Kerrien sur l'histoire du Dimanche. 


Depuis les débuts de l’Eglise, les chrétiens ont célébré le dimanche. Les Actes des Apôtres en portent le témoignage (Ac2,42-44;20,7).

Le rassemblement dominical se fait dans une maison et comporte un enseignement, la liturgie eucharistique, un repas fraternel et le partage avec les plus pauvres. Parfois des baptêmes et la pénitence.

 

Au début du 2e siècle, une lettre de Pline de Jeune rapporte qu’il y a deux assemblées le dimanche: une liturgique, avant le lever du soleil; l’autre le soir.

 

 A partir du 4e siècle, la religion chrétienne devient religion d’Etat. On se rassemble dans des basiliques, la liturgie, en latin, gagne en durée et en solennité. Le dimanche devient jour de repos et garde ses éléments premiers: catéchèse, eucharistie, repas, service des pauvres et des absents.

 

Du Moyen Âge à Vatican II, la messe dominicale est le cœur du dimanche qui reste un jour de repos, de rencontres festives, de visites aux malades et aux pauvres, de participation aux œuvres de charité.

 

A partir du 12e siècle, le dimanche voit les chrétiens se rassembler autour d’éléments périphériques à la célébration eucharistique: lieux de pèlerinage, culte des reliques, représentation des mystères, crèche, procession du Sait Sacrement. Le dimanche se banalise, pris entre les nombreuses messes de semaine, le travail et les divertissements profanes.

 

A la fin du Moyen Âge, l’interdiction du travail dominical est fortement régulée mais transforme la célébration eucharistique en obligation morale.

Le Concile de Trente recentre le dimanche sur la messe et la catéchèse; l’Eglise retrouve la nécessité de rassembler les chrétiens chaque dimanche. Au 19e, la messe est redevenue centrale, mais le dimanche s’y limite. Dans une époque qui n’est guère favorable au dimanche, Vatican II redira l’importance vitale, pour les chrétiens, de se rassembler le dimanche pour célébrer l’ Eucharistie.

 

 

Serge Kerrien, diacre, in « Le Missel des dimanches » 2017, p 172.