Eté spirituel 2026 : un Saint par semaine Saint Camille de Lellis (1575 – 1614)

Le 12 juillet 2026


14 juillet : c’est la fête nationale en France, mais c’est aussi dans l’Eglise catholique la fête de Saint Camille Lellis, patron des hôpitaux, des malades et des infirmiers...

Camille de Lellis naît le 25 mai 1550 à Bucchianico dans les Abruzzes en Italie ; son père est militaire. Après s’être engagé dans l’armée vénitienne, il est contraint d’abandonner la carrière militaire à cause de son goût pour le jeu. Il s’adonne dès lors sans retenue à cette passion ainsi qu’à la boisson. Camille mène une vie dissolue pendant une dizaine d’années avant d’être, un jour, recueilli par les capucins de Mangredonia. La vie de Camille change lorsque, vers 1575, il entre à l’hôpital Saint-Jacques-des-Incurables, à Rome. Il est très ému par les conditions de vie, et de mort, des pensionnaires des établissements hospitaliers. Il se ‘convertit’, devient prêtre et il fonde l’ordre des Ministres des infirmes (ou camilliens), dont la mission est de secourir les malades, les mourants et les militaires blessées sur les champs de bataille. Dormant peu, claudiquant sur une jambe en raison d’une ancienne blessure, Camille ne cesse de soulager les souffrances d’autrui. En 1607, il abandonne la direction de sa congrégation, (le généralat) pour être au service des malades. Il meurt en 1614. Il est canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV,

Quelques textes de Saint Camille tiré du Site des religieux Camiliens
"Rappelez-vous que les malades sont la pupille et le cœur de Dieu et que ce qui est fait à ces pauvres est fait à Dieu".


Camille pouvait dire à un ses religieux qui était réticent à rendre un service à un malade : « Mon frère, sache que ni toi ni moi nous sommes dignes de remplir ce service. » Dans cette optique, l’hôpital était devenu pour Camille son Eglise, le lieu de la rencontre avec son Seigneur.

Après sa renonciation au généralat, il écrivit : « Le Seigneur m’a fait la grâce que je me tienne à l’hôpital pendant la nuit ». Entrant à l’hôpital, Camille oubliait ses maux de sa terrible plaie, et même si ses forces étaient
épuisées, il retrouvait vigueur. Parfois « il allait, tout affaibli, d’un lit à l’autre, se tenant aux colonnes pour ne pas tomber. Mais à peine avait-il passé cinq ou six lits, il paraissait se sentir tout revigoré. »


Camille était attiré par l’hôpital, où il se sentait chez lui.
Son arrivée à l’hôpital était attendue par les malades comme un moment de grâce. A un prêtre qui lui demandait si tout se passait bien à l’hôpital, il répondit : « Et comment ne pourrais-je pas me trouver bien à l’hôpital, m’y trouvant au Paradis terrestre avec l’espoir et le gage d’avoir le Paradis céleste ? » Il était habituellement de nature sombre et mélancolique ; mais
lorsqu’il entrait dans un hôpital le ciel s’éclaircissait pour lui, et il semblait que toute obscurité et tristesse lui passait et non seulement lui-même mais tout l’hôpital semblait devenir joyeux. » Il avait l’habitude de dire à ses religieux : « Le bon soldat meurt au combat, le bon marin en mer et le bon serviteur des malades à l’hôpital. »

(tiré du site Camilliens de France )