Eté spirituel 2026 : Un saint par semaine Sainte Marie-Madeleine
Le 19 juillet 2026

Le 22 juillet l’Église fêtera Sainte Marie-Madeleine, la Marie de Magdala des évangiles, souvent identifiée aussi à Marie, sœur de Marthe et de Lazare, et à la femme pècheresse qui mouille les pieds de Jésus de ses larmes et les essuie avec ses cheveux, obtenant cette parole du Sauveur : « ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. » (Lc 7, 47).
Voici ce que nous raconte la Légende Dorée de Jacques de Voragine à propos de Marie-Madeleine : "Après l’ascension du Seigneur, la quatorzième année après la Passion, les disciples se répandirent dans les diverses contrées pour y semer la parole divine ; et saint Pierre confia Marie-Madeleine à saint Maximin, l’un des soixante-douze disciples du Seigneur. Alors saint Maximin, Marie-Madeleine, Lazare, Marthe, Martille (sa servante) et avec eux saint Cédon, l’aveugle-né guéri par Jésus, ainsi que d’autres chrétiens encore, furent jetés par les infidèles sur un bateau et lancés à la mer. [...] Le bateau [...] arriva heureusement dans le port de Marseille. [...] Marie-Madeleine [se mit à] prêcher le Christ. Et tous l’admirèrent, autant pour son éloquence que pour sa beauté : éloquence qui n’avait rien de surprenant dans une bouche qui avait touché les pieds du Seigneur. [...] Alors les habitants de Marseille détruisirent tous les temples des idoles, qu’ils remplacèrent par des églises chrétiennes ; et, d’un consentement unanime, ils nommèrent Lazare évêque de Marseille. Puis Marie-Madeleine et ses disciples se rendirent à Aix [...] et saint Maximin y fut élu évêque.
Cependant sainte Marie-Madeleine, désireuse de contempler les choses célestes, se retira dans une grotte de la montagne, que lui avaient préparée la main des anges, et pendant trente ans elle y resta à l’insu de tous. [À sa mort] saint Maximin fit ensevelir en grande pompe le corps de la sainte, et demanda à être lui-même enterré près d’elle, après sa mort."
Cette légende n’est pas si légendaire qu’elle n’y paraît, car s us l’empire romain, la peine d’exil était courante pour éloigner les fauteurs de troubles et les personnes en disgrâce. Ponce Pilate a ainsi été exilé à Vienne, au sud de Lyon sur le Rhône, quelques années après la Résurrection, et le roi Hérode Antipas lui-même a fini sa vie exilé au pied des Pyrénées, à Saint-Bertrand-de-Comminges. Il est donc vraisemblable que les disciples de Jésus aient eux aussi été condamnés à l’exil lors des persécutions à Jérusalem.
La grotte où résidait sainte Marie-est connue aujourd’hui sous le nom de Sainte Baume (Baume signifie « grotte » en provençal), non loin de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte Baume où se trouve une basilique abritant les reliques de Sainte Marie-Madeleine.
Mais l’essentiel est de se souvenir que Marie-Madeleine nous apprend que chacun de nos actes d’amour restent gravésMadeleine dans le cœur de Dieu : « Jésus [...] leur dit : « [...] Il est beau, le geste qu’elle a fait à mon égard. [...] Amen, je vous le dis : partout où cet Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. » (Mt 26, 10.13).
+ Père Jean NIELLY, Vicaire

dimanche 28 juin 2026