Eté spirituel 2026 : Un saint par semaine Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
Le 2 août 2026
Mardi 4 août nous fêterons Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars. Voici quelques-unes de ses pensées, tirées du livre écrit par Bernard Bro et Michel Carrouges : Jean-Marie Vianney, curé d’Ars.
Sur l’amour de Dieu :
"Le bon Dieu n’a pas besoin de nous ; s’il nous commande de prier c’est qu’il veut notre bonheur et que notre bonheur ne peut se trouver que là. Lorsqu’il nous voit venir, il penche son cœur bien bas vers sa petite créature, comme un père qui s’incline pour écouter son petit enfant qui lui parle.
Lorsque le cœur est pur, il ne peut se défendre d’aimer, parce qu’il a retrouvé la source de tout l’amour, qui est Dieu."
Sur la confession :
Le bon Dieu aura plutôt pardonné à un pécheur repentant qu’une mère n’aura tiré son enfant du feu. Figurez-vous une pauvre mère obligée de lâcher le couteau de la guillotine sur la tête de son enfant ; voilà le bon Dieu
quand il damne un pécheur. Au reste, celui qui n’a pas été tenté contre la vertu d’humilité et contre la vertu de chasteté ne sait pas ce que c’est que la vie spirituelle.
Nos fautes sont un grain de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. La passion de Notre Seigneur est comme un grand fleuve qui descend d’une montagne et ne s’épuise jamais."
Et en ces temps où l’on veut détruire l’interdit de donner la mort et promouvoir le suicide, cet épisode nous rappelle l’enjeu réel de toute vie humaine ainsi que la force de notre accompagnement et de notre prière pour nos proches :
" Vers 1856, M. Krinner, industriel à Wildenstein dans le Haut-Rhin, se suicida d’un coup de rasoir dans la gorge. Sa veuve épouvantée supplia l’abbé Platz, curé de la paroisse, d’aller trouver le curé d’Ars pour tâcher de savoir le sort du défunt. L’abbé Platz, en arrivant à Ars, entra d’abord dans
l’église et se mit à lire son bréviaire. Tout à coup, on vint le chercher et on l’emmena dans la sacristie. Au même moment, le saint sortait du confessionnal et venait le rejoindre. Sans préambule, il lui dit : « Vous venez de la part de Mme Krinner, votre paroissienne, pour me demander ce que son mari est devenu dans l’autre monde ? » Muet de stupeur, l’abbé Platz inclina la tête affirmativement : « Eh bien, dites-lui que son malheureux époux n’est pas mort instantanément, que le bon ieu lui a fait la grâce de
se repentir sincèrement et d’échapper à l’Enfer. Seulement il a un long purgatoire à faire. Qu’elle prie beaucoup et fasse beaucoup prier pour lui."
+ Père Jean NIELLY, Vicaire.

dimanche 28 juin 2026