Eté spirituel 2026 : un saint par semaine Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

Le 9 août 2026


Nous le fêtons le 14 aout, jour de sa mort, veille de l’Assomption de la Vierge Marie, lui qui était très marial, diffusant  la prière à la Vierge Marie en toute occasion. Prêtre polonais, Maximilien Kolbe est connu pour avoir donné sa vie à la place d’un père de famille dans les camps de la mort en 1941. Le pape Jean-Paul II l’a canonisé comme martyr de la foi, le 10 octobre 1982.                                                                     

 franciscain, prêtre. En 1927, il fonde la cité mariale franciscaine de Niepokalanow (Cité de l’immaculée). Puis arrive la Seconde Guerre mondiale. Le 19 septembre 1939, les Nazis enfermeront une première fois celui qui est à la tête de la plus importante organisation catholique de publications dans toute la Pologne. Miraculeusement libéré, il rejoint sa chère Cité qui est presque totalement détruite. La Cité de l’Immaculée abritera jusqu’à 3000 réfugiés polonais. La Gestapo fermera la Cité et arrêtera de nouveau le père Kolbe, le 17 février 1941. Violemment battu parce qu’il refuse de renier le Christ, il est envoyé à Auschwitz. Il porte le no 16670. Il continue sa mission en confessant et en célébrant la messe clandestinement. C’est là qu’il aura à donner son témoignage de Martyr. Suite à une évasion dans le camp, dix hommes sont choisis pour mourir de faim et de soif, dont François Gajowniczek, marié et père de famille. Ceui-ci s’écrie: « Oh! ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai plus ! »

Voici le récit de la suite : “Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs. «Je voudrais mourir à la place d’un de ces condamnés», et il désigne celui qui vient de se lamenter. « Qui es-tu? » demande le chef. « Prêtre catholique », répond le Père. Car c’est comme prêtre catholique qu’il veut donner sa vie. L’officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte l’héroïque
proposition.” Dans le bloc de la mort, les geôliers se rendent compte qu’il se passe quelque chose de nouveau. Au lieu des cris de détresse habituels, ce sont des chants qu’ils entendent.
La présence du Père Maximilien a changé l’atmosphère de
l’affreuse cellule. Le désespoir a fait place à une aspiration
“Au moment où les gardes entrent pour l’achever, il est en
prière. Voyant la seringue, il tend lui-même son bras décharné à la piqûre mortelle.” De son vivant, saint Maximilien Kolbe aimait à répéter: «Sur cette terre, nous ne pouvons travailler que d’une seulemain, car de l’autre nous devons bien nous cramponner pour ne point tomber nous-mêmes. Mais au Ciel, ce sera différent! Point de danger de glisser, de tomber! Alors nous travaillerons bien plus encore, de nos deux mains !» (extrait du site du Collège des Bernardins)


Saint Maximilien Kolbe fut béatifié le 17 octobre 1971 par le
pape Paul VI, puis canonisé par le Pape Jean Paul II le 10 octobre 1982.

+ Père Jean-Michel MOYSAN, Curé.