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« Si je ne mets pas la main dans son coté, non, je ne croirai pas ! » (Jean 20, 25)

Thomas ‘fond’, rend les armes, quand il a devant lui vivant le Christ ressuscité après sa mort. Mais est-ce cette vision qui lui a fait dire : « Monseigneur ou mon Dieu » ou la parole que Jésus lui adresse : « avance ta main et mets-la dans mon coté  » qui le fait cesser d’être incrédule ? il faut voir de près, est-ce la Parole ou la vision ? Aujourd’hui, nous ne voyons plus Jésus vivant comme les apôtres, car les apparitions finissent à l’Ascension. Maintenant, c’est comme s’il se cachait physiquement ! Et pourtant nous croyons. Car il reste la Parole. Il y a des paroles fortes de Dieu entendues tel jour qui peuvent ébranler nos convictions athées, faire en nous un électrochoc salutaire et nous secouer fondamentalement et nous convertir. Aujourd’hui, nous qui ne le voyons pas, C’est seulement la Parole du Christ qui peut parler en nous et nous amener à croire.

Si Thomas a été touché par la Parole, qu’a-t-il du entendre intérieurement ? Peut-être ceci : « tu vois Thomas, ce coté porte les blessures des coups que j’ai reçus, des regards haineux de mes frères de sang, du mépris de mon peuple, ses insultes de ceux qui se sont moqués  ! ce fût des plaies profondes de mon âme qui ont traversé mon corps a supporté… j’ai supporté toutes ces blessures… et Dieu m’a sauvé, moi Jésus, en les guérissant. ‘Mais je te guérirai, je panserai tes plaies, Dit le Seigneur (Jérémie 30, 17). Il m’a aimé jusqu’à me guérir de mes blessures ! Thomas, approche tes mains de ces blessures… elles sont à présent guéries ! »

Thomas ‘craque’, car il voit que Dieu a guéri les blessures de son maître qu’il aimait, comme dans le cri du Psaume « Éternel, mon Dieu! J'ai crié à toi, et tu m'as guéri (Psaumes 30:2). Et la foi en son Maître renaît !

Le Christ ressuscité garde pour toujours ses blessures dans son Eternité de fils de Dieu. Sa croix est toujours profondément imprimée en lui, comme le lot de nos expériences restent imprimées en nous. Mais la vie éternelle de Dieu est entré dans ses blessures et les a vivifié, assainies, guéries. Et c’est la résurrection ! Livrons nos être blessés par la fragilité et le péché à la personne ressuscité de Jésus Christ dans ‘car c’est par ses blessures que nous sommes guéris… (1 pi 2, 24). Nous connaîtrons alors des effets de sa résurrection. Et nous revivrons !

 

+ Père Jean-Michel Moysan, curé