Le quatrième dimanche de pâques est aussi la journée de prière pour les vocations. Le saint Pape Paul VI, l’a voulu pour l’église depuis 1964. Nous invitant, toute l’Eglise, à prier le maitre de la moisson, afin d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
En créant cette journée en 1964, le saint Pape Paul VI écrivait : « Le problème du nombre suffisant de prêtres touche de près tous les fidèles : non seulement parce que l'avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est un indicateur précis et inexorable de la vitalité de la foi et de l'amour de chaque communauté paroissiale et diocésaine, et un témoignage de la santé morale des familles chrétiennes. Là où les vocations à l'état ecclésiastique et religieux fleurissent en grand nombre, là ils vivent généreusement selon l'Évangile : C'est un signe qu'il y a des parents fervents et bons, qui non seulement ne craignent pas, mais se sentent très heureux et honorés de donner leurs enfants à l'Église ; il y a des prêtres zélés et fidèles pour qui la continuité de leur sacerdoce est le premier et le plus important programme de la pastorale ; Il y a surtout des adolescents généreux et ouverts, purs et courageux qui, nourris de la vie eucharistique et sensibles à la voix du Christ, savent nourrir dans leur jeune cœur le désir de servir un jour l'Église, et se donner aux âmes jusqu'au bout, afin de reproduire en eux les traits du Bon Pasteur, et de suivre fidèlement ses traces. »
Le Pape Paul VI parlait de vocations spécifiques, mais plus tard, cette journée de prière sera élargie à la vocation au sens large. Le défunt Pape François l’exprimait ainsi : « je voudrais réfléchir avec vous sur le sens large de la "vocation", dans le contexte d'une Église synodale qui se met à l'écoute de Dieu et du monde. » Pour lui « Le mot "vocation" ne doit pas être compris dans un sens restrictif, se référant uniquement à ceux qui suivent le Seigneur sur le chemin d'une consécration particulière. Nous sommes tous appelés à participer à la mission du Christ, qui consiste à réunir l'humanité dispersée et à la réconcilier avec Dieu »
Autrement dit, il s’agit pour chaque baptisé de reproduire les traits caractéristiques du Bon Pasteur dans son milieu de vie, de travail et de loisir. La particularité du Bon Pasteur c’est qu’au lieu de vivre du troupeau, c’est sa propre vie qu’il donne à ses brebis ; sa propre vie qui est Vie éternelle, unité, communion. « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » Jn 10,10
Pour cette année, le Pape Léon a choisi comme thème : « La découverte intérieure du don de Dieu ». Il nous invite à préférer la traduction « beau Berger » à celle de « bon Berger. Pour le Pape, « cette expression désigne un berger parfait, authentique, exemplaire, car il est prêt à donner sa vie pour ses brebis, manifestant ainsi l’amour de Dieu. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ». Le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Comme l’écrit le théologien Pavel Florenskij, l’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme “beau” [1]. En effet, outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ. Ainsi, la vocation chrétienne se révèle dans toute sa profondeur : participer à sa vie, partager sa mission, rayonner de sa propre beauté. »
Seigneur donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Amen
+ Père Éric Boye NDIOLENE, Vicaire.
